La Normandie à vélo – La côte d’Albâtre

Après notre premier périple à vélo, il fallait qu’on recommence. L’été suivant, nous avons donc décidé de partir de chez nous en région parisienne pour aller le long de la côte normande.

Fort de notre expérience de l’année précédente, nous étions près à surmonter une nouvelle épreuve.

Et cette épreuve a été à la hauteur. Avant notre départ, nous étions invités au mariage d’un des cousins d’Aurore, du coup nous avons passé une semaine en famille et avons parlé de notre nouveau style de vacances. Après proposition et réflexion, Maude, la sœur d’Aurore, et Christophe, leur cousin,  décidé de nous accompagner dans notre voyage. Seul problème, ils n’ont absolument pas d’équipement, il faudra faire quelques courses avant de partir.

Nous retournons donc en région parisienne et allons faire un tour à Décathlon pour s’équiper. Nous avons pu récupérer un ancien vélo pour Maude et notre ancienne tente, mais il nous manque encore beaucoup de choses.

Arrivés à Décathlon, nous récupérons 2 sacs de couchages, 4 sacoches, Christophe décide d’acheter un Tarp (grande toile avec 2 piquets) pour agrandir notre espace de vie en cas de pluie. Après avoir récupéré tout le petit matériel, nous allons au rayon vélo. Après avoir regardé les différents vélos, nous demandons conseil à un vendeur pour choisir un vélo capable de rouler jusqu’en Normandie sans problème. Vu la taille de Christophe, il lui faut un vélo en taille L, mais il n’est pas disponible, le vendeur nous annonce un délai d’une semaine pour l’avoir. Quand nous lui répondons que ce n’est pas possible, car nous partons le lendemain matin, il nous fait de grands yeux. Nous finissons par trouver un vélo disponible immédiatement et rentrons faire nos sacoches.

Nous passons notre dernière soirée avant le départ en mangeant une pizza devant Sharknado.

Le lendemain matin, nous partons direction Senlis pour récupérer la voie Verte qui va jusqu’à Londres. Nous avons un vague itinéraire en tête, mais pas un réservé aux vélos ce qui fait qu’entre un petit chemin et une départementale déserte, nous nous retrouvons à faire un petit bout de trajet sur une nationale, frôlés par des camions. Mais nous finissons par arriver à Senlis. Après une petite visite de la ville, nous décidons d’aller au camping de Senlis que nous avons vu sur un guide. Après avoir demandé son emplacement à l’office du tourisme, on nous annonce que le camping est fermé depuis 10 ans, nous dormirons donc à l’hôtel. Le lendemain, nous récupérons donc l’itinéraire Paris Londres.

Nous roulons tranquillement quand nous voyons notre premier camping. Nous avons roulé 35 km, trop peu pour aujourd’hui, nous nous arrêterons au prochain. La pluie s’invite par intermittence, mais après 4 averses, nous sommes tellement trempés que nous abandonnons l’idée de nous arrêter pour enfiler notre équipement de pluie lors des averses suivantes. Après 70 km, nous trouvons une pancarte nous indiquant un camping. Nous nous y arrêtons et sommes les seuls clients. Ça ressemble plus à du camping dans le jardin d’un particulier qu’à un camping pro, mais le cadre est sympa ainsi que les gens.

J’avais annoncé à mes parents que j’arriverai chez eux, à 20 km de Dieppe, après 4 jours de voyages (environ 160 km), mais avec notre étape de 70 km, nous arrivons chez eux, sous la pluie toujours, après 3 jours. Nous profitons de cette journée d’avance pour nous reposer et pour aller à la plage. J’en ai aussi profité pour acheter une chose qui m’accompagne dans tous mes voyages depuis, une chaise pliante.

Après notre journée de repos, nous repartons pour suivre la côte vers le sud, en direction du Havre puis Caen. Au sud de Dieppe, il y a surtout des falaises, et qui dit falaise dit descente pour entrer dans les villages, montée pour en sortir. Nous sommes bien loin de 60 km par jour le long de la Loire ou du 70 km du début du voyage, nous parcourons à peine 30 km par jour, dans le vent et sous la pluie. L’été 2014 a été l’un des plus mauvais de ces dernières années.

Et ce qui devait arriver arriva. Une nuit, ce fut la tempête. En arrivant au camping, nous avions installé nos tentes de façon à pouvoir y attacher le tarp pour nous faire un abri contre le vent et la pluie légère. Nous avions laissé le tarp installé pour la nuit, et le moment ou le vent à commencé à souffler,  a fallu le démonter avant qu’il ne s’arrache. Note pour plus tard, démonter le tarp avant d’aller se coucher. Mais le vent ne fut pas le seul problème cette nuit-là. Avec la forte pluie, notre ancienne tente avait pris l’eau, Maude et Christophe se réveillèrent les matelas dans l’eau. Heureusement que leurs affaires étaient dans leurs sacoches dans des sacs-poubelles étanches. Pour éviter d’avoir le même problème les prochaines nuits, on installait le tarp par-dessus la tente.

Nous avons fait une pause à Fécamp. Le camping se trouvant tout en haut de la falaise et étant arrivé tout en bas, nous l’avons difficilement rejoint, mais une fois installé, nous avons profité d’une magnifique vue.

Camping de Fécamp

En arrivant au Havre en longeant la côte, nous avons décidé de visiter la ville une journée avant d’affronter le pont de Normandie.

Il est de notoriété publique qu’il y a du vent en Normandie. Mais sur le pont de Normandie, c’est pire. Nous étions sur une bande dédiée, mais entre le vent et les camions qui nous doublaient, nous faisions des écarts assez fréquemment. Arrivé tout en haut, nous avions une magnifique vue. En plus, vu que nous allions vers le sud, nous roulions du côté de l’océan.

Nous avons continué jusqu’à Ouistreham pour suivre le canal de Caen pour rentrer en train.

Rangement vélo dans le train

 

La map du voyage :

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