Notre première fois à vélo, la Loire à Vélo

première fois à vélo

Pour notre première fois à vélo, nous avions choisi un itinéraire simple (bien balisé, plat, avec un maximum de piste cyclable), la Loire à Vélo. Nous étions équipés de chez Décathlon, un bon compromis qualité / prix, pour ne pas mettre une fortune si nous ne recommencions pas. Les sacoches venaient de chez cyclorandonneur, nous ne voulions pas avoir de la mauvaise qualité pour éviter les galères qui pourrais nous décourager pour nos futurs voyages. Une grande aventure s’annonçait, prendre le train avec des vélos, dormir dans une tente, et pédaler jour après jour.

Nous avions tout prévu, vélos, tente et sac de couchage, sacoches, nourriture, eau, pharmacie et billet de train pour Orléans afin d’y récupérer la Loire.

Tout prévu ? Non. Peut-être que certains se souviennent que cet été-là (2013), un train a déraillé à Brétigny-sur-Orge, bloquant tout le réseau ferroviaire. Nous ne savions donc pas si notre train serait annulé ou pas le samedi matin.

Changement de dernière minute

La veille de notre départ, nous allons dans une agence SNCF pour avoir le maximum d’informations fiables. Le verdict tombe, nous nous faisons rembourser nos billets de train. Au vu de la situation de ses derniers jours, nous avions un plan B. Rejoindre la Loire à Vélo par le canal d’Orléans en départ de Montargis. Deux jours de plus de vélo. Nous décidons de partir sur-le-champ.

Direction gare de Lyon pour choper le train de 21 h, un coup de fil au camping de Montargis pour s’assurer la première nuit, et c’est partis. C’est dans le noir complet que l’on monte la tente pour la première fois à l’aide d’une lampe de vélo. Suite à ça, nous investirons dans une lampe frontale.

Notre première fois à vélo, c’est parti

Malgré le fait d’avoir vérifié notre route auprès de l’office de tourisme, nous avons démarré ce voyage en prenant la mauvaise direction. Et pourtant nous n’avions qu’à suivre le canal de Briare, un des plus anciens de France. À ce moment-là, nous ne savions pas encore que nous serions les pros de la mauvaise direction, même sur les routes les plus simples du monde.

Quelques minutes plus tard, nous effectuons notre première rencontre, un randonneur à pied, qui allait à Amboise, comme nous. Là non plus, nous étions loin de nous imaginer toutes les rencontres que nous ferions dans le futur, que ça soit sur ce voyage, ou les suivants.

Nous avons mis 2 jours pour récupérer la Loire à Châteauneuf-sur-Loire pour suivre l’itinéraire officiel de l’Eurovélo 6 pour arriver à Orléans.

Nous ne faisions pas plus de vélo que ça avant de décider de partir à vélo. Allions-nous arriver à pédaler tous les jours sans souffrir ? Finalement, ça n’a pas été trop difficile. Un petit mal de fesse passager au troisième jour, et 10 jours de plaisirs. Ce fut même la révélation pour nous. Nous savions que nous repartirions à vélo pour d’autres horizons. Nous allions assez lentement pour apprécier pleinement l’instant présent, prendre le temps de nous arrêter pour observer, ressentir les lieux, les odeurs et les sons.

La Loire à vélo

Notre première fois sur l’Eurovélo 6

L’Eurovélo 6 est bien indiqué, les chemins empruntés sont de vraies pistes, rarement nous avons roulé sûrs du pavé. On a juste besoin de suivre les panneaux indicateurs, sans prise de tête. Nous croisons toute sorte de cyclistes, du promeneur du dimanche au voyageur, et de tout âge. Nous avons même vu un couple avec un nourrisson.

Du point de vue des campings, nous avons un grand choix, car les campings sont nombreux sur la Loire. Même pas besoin de sortir de l’itinéraire. Au fil des jours, on s’organise de mieux en mieux au campement. La tente se monte de plus en plus vite, une routine s’installe.

Nous nous ravitaillons tous les jours sur les marchés ou petits commerces. L’offre est grande sur le chemin.

Cyclocamping le long de la Loire

Quelques rencontres

Lors de ce premier voyage à vélo, nous avons fait beaucoup de rencontres, même si principalement c’était des cyclovoyageurs comme nous. Certaines nous ont marqués, d’autres plus éphémères.

Notre première rencontre était le randonneur le long du canal de Briare. Il voyageait avec un petit sac à dos, pour lui c’était bien suffisant. C’est vrai que lors de cette première expérience à vélo, nous étions plutôt chargés, et n’avons pas tout utilisé de notre chargement. Axel avait même emporté des livres !

Nous allons aussi faire la rencontre d’un couple de Québécois qui ont l’habitude de voyager à vélo, que nous retrouverons plus loin. Ils nous font découvrir le réseau Warmshower (un réseau d’hébergement chez l’habitant pour le voyageur à vélo), que nous utiliserons bien plus tard aux Pays-Bas.

Un peu après Angers, nous croisons deux fois de suite deux cousins qui sont partis de Tours et qui vont jusqu’à l’océan eux aussi. Nous décidons de faire un bout de chemin ensemble après nous être baignés dans la Loire.

Et le camping alors ?

Le camping était pour nous une première autant que la randonnée à vélo en itinérance. Pour nous, c’est ce mode d’hébergement qui convient le mieux à la randonnée en itinérance. En effet, le camping nous permet une certaine liberté. On avance, et lorsqu’on le souhaite on s’arrête et on plante la tente. Le camping permet d’improviser, car on n’a pas besoin de réserver pour une tente. Le long de la Loire, on en trouve tous les 10 km. Une chose qui a manqué énormément à Axel, c’est une chaise. Eh oui, quand on roule toute la journée à vélo, on aime bien s’asseoir sur une chaise et ne pas manger au sol le soir. On ne trouve pas toujours de quoi s’asseoir au camping.

Nous avons essuyé un orage, la tente ne nous a pas fait faux bon et est bien étanches. Nous avons roulé qu’une journée sous la pluie sur 10 jours, pour notre arrivé à St-Brevin-les-Pins.

Conclusion

À notre départ, nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre. Nous ne connaissions rien à la mécanique du vélo, nous n’avions jamais fait de camping. Ce voyage nous a vraiment donné le goût de l’aventure à vélo, c’était de très bonnes vacances et depuis nous partons à vélo régulièrement. Nous avons fait des erreurs de débutants, comme être trop chargé. Avec l’expérience, nous avons optimisé le contenu de nos sacoches. Aucune crevaison ni d’abandon à déclarer. Racontez-nous en commentaire votre première fois à vélo.

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