Les Pays-Bas à vélo avec un enfant de 18 mois

Pour notre premier voyage à vélo avec un enfant, on pourrait même dire un bambin, nous avons choisi les Pays-Bas. Nous l’avons choisi pour ces spécificités du terrain et pour la sécurité du voyage. Il a tout de même fallu s’adapter au voyage à vélo avec un enfant, et sa passe par une préparation, un choix judicieux de l’itinéraire ainsi que du choix de l’hébergement. Quand vous partez à vélo avec un bambin et que vous souhaitez en avoir de bon souvenir, c’est vous à vous de vous adapter au rythme de votre enfant et non l’inverse.

Les Pays-Bas

Pourquoi cette destination ? C’est tout simple, depuis le 26 décembre 2015 la famille s’est agrandi. Donc c’est à 3 que nous partons, deux adultes et un petit garçon de 18 mois… Deux vélos et une remorque enfant…

Ceux qui voyagent en carriole connaissent la difficulté de prendre des côtes avec une remorque et nous cherchions un itinéraire sécurisant pour un vadrouilleur de 18 mois. Alors c’est tout naturellement que nous est venu la destination des Pays-Bas, LE pays plat, LE pays du vélo et LE pays du vent (on ne l’a pas trop vu).

Voyager à vélo avec un enfant

Partir avec un enfant en bas âge, veut dire couche, biberon et lait en poudre à se trimbaler (et oui, MiniNous ne prend plus le sein depuis ses 13 mois). Tout ceci nous remplit une sacoche. Il ne faudra pas oublier le doudou et la tétine en double en cas de perte. Heureusement, nous y avons pensé, car un doudou est resté chez un Warmshower et une tétine perdu dans des buissons. Un autre point à gérer avec un petit de 18 mois, c’est qu’il marche et surtout il explore beaucoup…

Arrivé dans Bruges à vélo

Ce voyage étant le premier de MiniNous, nous nous sommes organisés pour tester MiniNous au voyage à vélo avant notre départ. Nous allions partir 3 semaines en vélo avec un bambin et nous voulions que le voyage plaise à tout le monde. La carriole, il la connaît, on va chez la nounou tous les jours dedans mais de là à y passer 3 semaines.

Un test qui nous a fait peur

Nous avons donc commencé les randonnées à la journée pour essayer de trouver le bon rythme. Puis un week-end avec une nuit en camping qui c’est révélé un test aussi bien que pour nous que pour MiniNous.

Rouler chargé avec une remorque ce n’est pas vraiment pareil qu’avec un simple pique-nique.

J’avoue que cette nuit au camping nous a laissé perplexe sur ce que l’on projetait de faire cet été.

La nuit s’est très bien passé. Pour une première fois à dormir sous la tente et avec papa et maman, MiniNous s’est très bien adapté. Le truc, comme je le disais plus haut, à 18 mois, ils explorent beaucoup. A peine avions nous le dos tourné qu’il était déjà dans la caravane du voisin, un coup celle d’en face, puis celle un peu plus loin. Mais qu’ils vont vite avec leurs petites jambes ! Nous avions alors compris que ce n’est pas comme à la maison et que l’un de nous devait “veiller” en permanence sur ce vadrouilleur. Et le pire était au petit matin, quand tu penses boire un café tranquillement, mais que MiniNous a décidé que c’est vraiment génial le camping, y a plein de truc à voir sauf que maman ne vît que les gens qui prennent leur voiture pour aller chercher leurs croissants du matin. Un incessant défilé de voiture à 2 m de notre tente avait lieu. Allez faire comprendre à enfant de 18 mois qu’il ne doit pas bouger, et en plus, c’est maman qui me le demande… C’est là que l’on s’est vraiment posé la question si le camping était une bonne idée, mais en même temps nous n’avions pas le budget pour faire étape en hôtel et ça nous aurait rajouté une contrainte d’organisation que je ne souhaitais pas avoir.

L’itinéraire

Le jour du départ approche, on a tout prévu, on partira de Maubeuge (train au départ de Paris acceptant les vélos) et nous ferons une boucle en passant par les points cochés sur notre carte. En 3 semaines, on pourra aller jusqu’à Amsterdam en longeant la côte et revenir dans les terres.

SAUF que, la veille du départ me voilà parti acheter nos billets (on s’y prend toujours à la dernière minute) et là, la machine me propose un train en direction de Dunkerque (acceptant également les vélos non démontés). Je me dis pourquoi pas, ça nous évitera la partie Belgique qui nous intéressait pas trop et on gagnera 3 jours pour monter jusqu’à l’Île de Texel. Donc nous partirons de Dunkerque…

On suivra une grande partie de la LF1, on montera jusqu’à l’île de Texel en passant par Amsterdam, et on descendra par une partie de la LF2.

Le train

Nous sommes donc partis de gare du Nord avec un TGV en direction de Dunkerque. Nous nous sommes rendu à la gare en vélo car nous n’habitons qu’à 1 h de vélo de Paris.

Nous arrivons en avance (ça ne sera pas le cas au retour), sereinement, nous rentrons dans la gare, le vigile étonné de notre chargement ne vérifie pas nos bagages (alerte attentat écarlate, je crois à ce moment-là, on rentre nulle part sans que les sacs ne soient vérifiés) et heureusement, car je ne me voyais pas tout démonter et vider sur le trottoir. Je lui demande si les quais sont de surfaces et me rassure quant au fait qu’il n’y a pas de marche à monter ou descendre pour accéder au train. Ce qui n’est pas le cas dans beaucoup de gares, d’ailleurs notre retour par la gare de Maubeuge restera dans les annales.

Sur le quai, on se fait photographier par des touristes. Le chef de gare nous indique le quai de notre train nous permettant d’y avancer avant la foule.

Prendre le train, c’est la partie que je redoute le plus du voyage. Déjà, quand on n’avait pas de remorque et d’enfant, je trouvais les gens irrespectueux, mais alors avec la remorque encore plus. On s’est fait bousculer dans tous les sens, y a même une dame qui a essayé de passer par-dessus mon fils pour aller plus vite, si elle avait pu le pousser sur les voies elle l’aurait sûrement fait.

Ils ne laissaient même pas le temps à Axel d’attacher les vélos à leurs emplacements prévus (que l’on a payé en plus) qu’ils le poussaient pour y mettre leurs bagages, à croire que le train allait partir sans eux.

Il y avait deux autres personnes avec des vélos, qui eux aussi allait faire le tour des pays bas (en discutant dans le train, ils ont changé leur idée d’itinéraire…).

Le trajet en train s’est plutôt bien déroulé, MiniNous a exploré les dessous de siège et a trouvé 50cts, jusqu’aux dix dernières minutes. MiniNous assis au sol gourde en bouche, un virage un peu brusque, et le voilà tombé au ralenti, et du sang partout, et MiniNous qui HURLE dans le train, tous les regards sont sur nous… Il s’est ouvert la lèvre. Elle a dû se pincer sur le mécanisme de la gourde. La grosse question qui nous traverse l’esprit “mais qu’est-ce qu’on fait ?!!”. Partir à l’aventure avec un bébé… et si il tombait et qu’il se faisait mal plus gravement, et si on tombait de vélo… et si, et si…. Mais c’est trop tard, on est partis, on ne va pas faire demi-tour… et heureusement car ce voyage était juste top.

Pour le retour, nous avons pris un train à Maubeuge. Avant de partir nous avions décidé de visiter un peu la ville, sauf que nous avons un peu mal calculé. Nous sommes arrivés à la gare, le train était déjà à quai. On achète les billets (ouf personne au guichet), on passe le chargement sur le bon quai (et oui, pas d’ascenseur à cette gare et il nous a fallu porter les vélos chargés et la remorque dans les escaliers) et au moment de plier la remorque, une roue de celle-ci ne se détache pas. Donc impossible de la plier. Avec l’aide du contrôleur nous arrivons à faire entrer la remorque dans le train, elle est passée à 3 mm. Elle restera au milieu du couloir pendant tout le trajet, car il s’agissait d’un vieux train à compartiments avec un couloir étroit. D’ailleurs l’emplacement vélo était un compartiment auquel on avait tout simplement retiré les sièges. Un peu plus loin, deux autres cyclistes sont montés, il nous a fallu réorganiser tout ça pour facilité notre descente plus tard, car nous n’allions pas au terminus.

Le logement

Je ne sais pas pourquoi, mais pour moi le voyage à vélo rime avec camping. Sûrement la liberté que ça nous apporte. Aucunement besoin de réserver à l’avance. On s’arrête quand on en éprouve le besoin, que se soit à cause de la fatigue ou juste parce que c’est beau et que l’on souhaite prendre le temps de profiter de l’endroit. Ou alors il y a un plan d’eau pour se baigner et qu’il fait chaud, je vous l’accorde ça ne nous est pas arrivé aux Pays-Bas.

Camping dans un centre équestre

Une chose que l’on savait, mais que l’on a minimisée, les campings sont cher aux Pays-Bas. On a privilégié les campings natures, beaucoup moins cher et beaucoup plus sympa. De vastes espaces d’herbe où l’on n’est pas les uns sur les autres (comme vous pouvez le voir dans nos vidéos de bord sur la page Facebook) avec comme voisin les lapins et canards. Il y a l’espace pour MiniNous sans que l’on soit toujours derrière son dos.

On a juste été un peu déçu au camping d’Amsterdam, où nous sommes la veille de Week-end. Le vendredi soir, dans la zone famille, nous avions comme voisin 3 familles, dont une en vélo, et un motard en vadrouille. Le samedi soir lorsque nous sommes rentré de notre visite d’Amsterdam, on nous avait collé des tentes de fêtards… A 17h, nous avons donc levé le camp pour un autre camping, plus à notre goût, 6 kilomètres plus loin.

Camping bondé le week-end à Amsterdam

Nous avons aussi testé le Warmshower et on a beaucoup aimé. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre et nous avons été super bien accueilli. C’est au contact de nos hôtes que l’on a appris le plus sur le pays. Et une hospitalité comme l’on n’a jamais vu auparavant. Quand nos premiers hôtes nous ont tout simplement dit de claquer la porte en partant, nous sommes restés bouche bée, car avouons le, ce n’est pas en France que des parfaits inconnus vous laisserait leur maison pendant qu’ils partent travailler. Et ce n’était pas un cas isolé. Ils nous ont tous proposé un bon lit, certain leur machine à laver et nous ont tous invités à leur table.

Nous avons rencontré différents types de personnes, du couple sans enfant, le couple avec 1 enfant, la famille nombreuse très pratiquante, aux retraités qui ont parcouru le monde entier (et ce n’est pas juste une expression). Chacun y va de ses anecdotes et exploits, qui nous on fait rêver de parcourir le monde.

Nos Warmshowers

 

 

 

 

 

 

A mon grand étonnement, on n’a pas trop eu de difficultés à trouver des hôtes avec un enfant dans nos valises.

Au final

Le voyage c’est naturellement bien déroulé. Nous avons parcouru environ 1200 km en 2,5 semaines.

Le truc pour partir avec un enfant, c’est de suivre son rythme et non lui imposer celui que l’on souhaiterait qu’il ait. En gros, on se levait tranquillement et on se préparait après le petit déjeuné. On rangeait le campement avec “l’aide” de MiniNous. Souvent, il était déjà installé dans sa remorque avant même que l’on est terminé de ranger. En général, il s’endormait dans la demi-heure après le départ jusqu’à 11 h. On s’arrêtait si possible dans un parc avec jeu le midi entre 1 h et 2 h en fonction de la météo. Une vraie pause. Ensuite, on repartait pour sa sieste de l’après-midi. Pour le soir, on s’est vite rendu compte que c’était mieux pour nous de s’arrêter avant le réveil de MiniNous pour un montage de tente rapide…

Si on devait encore rouler après le goûter, souvent lorsque l’on allait dormir chez des Warmshower, alors là aussi, on faisait une vraie pause goûter avant de repartir. Le secret pour que votre enfant remonte avec plaisir dans sa remorque est de faire de vrai pauses durant lesquelles il puisse courir et jouer. Et aussi avoir quelques trucs à grignoter dans la remorque aide si une étape se prolonge malgré nous.

Visite de Bruges après avoir goûté aux fameuses gauffres

Pour finir, voici notre trajet :

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